Bon j'ai laissé tomber un peu le blog, parce que je n'avais que les mêmes rengaines à raconter.Toujours les mêmes
débiles, et les mêmes casos. Mais celle-là, je suis obligée de la raconter, parce qu'elle détrône le top 10 des trucs les plus dingues que j'ai eus au téléphone
- Bonjour, mes règles se sont arrêtées le 10 juillet.
-????? euh pourquoi tu me racontes ça? je vous dis pas le choc que j'ai eu dès qu'elle m'a parlé de son cycle
- Je vous appelle parce que je ne suis pas encore allée voir mon médecin, et que je sais que c'est la première écho qui sera déterminante
-ouf... je comprends mieux, ce n'est pas une perverse, juste une paumée
-et donc, la conception a dû avoir lieu le 24 juillet.
-ouah c'est miraculeux, elle sait comment fonctionne un cycle! c'est une vraie fille!
- mais euh, quand est ce que vous pensez que je vais accoucher?
-arf arf arf, je m'étouffe, je déglutis comme je peux, je manque de faire pipi dans ma culotte, et tout d'un coup , je me dis, roh c'est une blague, c'est ça? hein?
Elle me dit
que sa question est très sérieuse. Du coup, mon hilarité laisse place à un énervement sans précédent.
Bah quoi t'es débile, tu comptes 9 mois et basta.
- oui mais concrètement ça fait combien?
-je perds patience, je commence à vociférer, "bah 9 mois, enfin, vous comptez!"
j'arrive même plus à compter tellement elle m'agace. Du coup, je compte sur les doigts pour éviter de m'énerver davantage, août, septembre, octobre, novembre, décembre, janvier , février, mars,
avril, mai,juin.. zut j'ai plus assez de doigts.
non mais voilà que je débloque, ça s'arrête en avril, manquerait plus que je la considère comme une baleine dont la gestation est de 15 mois.
-merci, et pour mes congés mater?
-vous avez le droit aux congés légaux , donc 6 semaines + 10 en postnatal.
-c'est à dire?
quoi? c'est à dire?? qu'est ce qui n'est pas clair? 6 semaines avant l'accouchement et 10 semaines après, faut quand même pas avoir fait math sup pour compter ça! et me revoilà partie
avec le calendrier, à lui calculer ces fichus congés. Heureusement, qu'elle n'a pas évoqué le congé patho, parce que là, elle s'en prenait une.